Envie de chair déchirées, hérissées, enivrées. D'yeux mouillés, émoustillés, calcinés de beauté. De c½urs, de corps, de décors me faisant vibrer. D'espadrilles marchant dans l'herbe chauffée par un soleil d'été, de métonymies et d'emphases sans entraves. D'espaces ouverts vers des horizons sans fin, de pléonasmes et d'allitérations se foutant de la raison. De se sentir esseulée enlacée dans un linceul de solitude sans sollicitude, de litotes et de chiasme. De ne plus me méprendre, de finalement accepter, sans me résigner, de me dire que grandir c'est vouloir enfin comprendre. D'analepses sur mes émotions d'avant, de sentiments toujours plus grands, plus touchants, plus émouvants. De veiller sans plus jamais me réveiller en me disant que c'est dommage, que les rois mages n'ont pas apporté mon cadeau, que j'suis seule sur ce vieux radeau.